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dimanche, 21 mai 2006

3ème A

Correction de l'évaluation 3ème A

1) La parution de la pièce date de 1942 et la première représentation de 1944 sous l'Occupation allemande de la France.

2) Anouilh s'est inspiré de Sophocle, auteur grec du Vème avant J. C. Sophocle s'est lui-même inspiré de la mythologie grecque et en particulier du mythe des Labdacides, famille royale de Thèbes.

3) Antigone est la fille de l'inceste entre Oedipe et Jocaste, elle est la soeur de Polynice, Etéocle et Ismène. Créon est Eurydice sont ses oncle et tante (Créon est le frère de Jocaste) et Hémon (fils de Créon) est non seulement son cousin mais aussi son mari.

4) Antigone, après avoir été surprise par les gardes, est amenée devant Créon. La tension dramatique entre ces deux personnages est intense, Créon croit réussir à dissuader sa nièce de toute bravade inutile mais elle refuse le compromis et son idéalisme l'emporte. Elle commet une nouvelle l'interdit et accepte sa fin. Créon la condamne à être emmurée vivante. Hémon en apprenant la nouvelle la rejoint dans le tombeau. Préférant en finir immédiatement, Antigone s'est pendue et Hémon se poignarde devant les yeux de Créon qui tentait de le sauver. Eurydice, la mère d'Hémon se suicide de désespoir.

5) Le prologue est traditionnellement l'introduction d'une oeuvre, c'est un discours annonçant les thèmes développés. La particularité du prologue de la pièce étudiée est qu'il est personnifié : c'est un personnage à part entière. Il a son importance dans cette pièce car il donne le ton de la pièce : il est familier et révèle les anachronismes : il s'adresse directement au public et juge des personnages tous présents sur scène et méditatifs. Le mythe d'Antigone est réactualisé.

6) Le premier événement importatnt qui n'est pas montré sur scène est tout d'abord les différentes tentatives d'Antigone d'accomplir les rites sacrés sur le cadavre de son frère Polynice. La mort de Hémon, Eurydice et Antigone nous sont racontées par différents personnages.

7) Antigone est un personnage tragique avant tout parce qu'elle est se heurte à son destin, sa nature profonde. Elle refuse l'existence par orgueil. Son idéalisme est déçu par les principes avancés par Créon, elle a soif de pureté, elle peut l'avoir au prix de sa vie.

8) Comme souvent dans la tragédie classique, les personnages principaux de la pièce sont de famille royale, la dynastie des Labdacides, rois de Thèbes.

9) Le décor de la pièce est "neutre" avec "trois portes semblables". Il respecte l'unité de lieu (un lieu unique et polyvalent).

10) Dès les origines, la tragédie a une fonction morale. Le sujet, emprunté à la mythologie, doit susciter la purification des passions (catharsis) chez les spectateurs. S'identifiant aux héros, ils éprouvent par illusion pitié et terreur. Ils éprouvent et rejettent en même temps des passions sources de souffrance.

vendredi, 19 mai 2006

Correction évaluation 3ème C

Correction de l'évaluation 3ème C

Antigone de Jean ANOUILH

1) Se reporter à la fiche distribuée en cours.

2) La première réaction de Créon, lorsque les gardes amènent Antigone qu'ils ont surprise en train d'accomplir les rites funéraires sur le corps de Polynice, est l'interrogation. Créon est étonné, en colère et très vite il se calme. Derrière cette apparente bonhommie se cache la volonté de dissimuler le crime d'Antigone : il ne veut pas qu'elle soit condamnée, il est presque paternel avec elle. Il a le pouvoir de contraindre les gardes au silence mais cette proposition est refusée par Antigone qui préfère mourir.

3) La première nécessité d'Antigone est de rendre les rites funèbres à son frère Polynice mais cette cérémonie symbolise, au-delà de l'aspect rituel, une certaine volonté de se détacher des lois humaines et de leur inanité incarnées par Créon et son décret. Créon, incarnation des compromis et des contingences terrestres ainsi que l'injustice du pouvoir, tente d'arracher Antigone de son destin tragique. Antigone est motivée par son refus des compromis et du crime et s'enferme dans un certain courage, une volonté absolue. D'un caractère sauvage, Antigone est l'image même de l'héroïne tragique car en refusant la discussion et en jouissant de sa liberté d'agir, elle se condamne : elle est déterminée à mener un combat dont elle connaît l'issue. C'est une lutte vaine contre un destin établi, une force supérieure.

4) La mort d'Antigone est racontée par le Messager dans la tirade où il annonce également le suicide de Hémon par amour pour Antigone après que Créon a tenté de le sauver. Par ordre de Créon, elle devait être emmurée vivante mais Hémon a réussi à la rejoindre. Antigone s'est pendue avec les fils de sa ceinture ("des fils bleus, des fils verts, des fils rouges qui lui font comme un collier d'enfant").

5) La didascalie est le terme technique qui désigne les indications scéniques (et muettes !) données par l'auteur.
Le théâtre classique du XVIIème siècle a établi une codification précise dans un souci de vraisemblance et surtout de bienséance, en des principes d'unité qui se déclinent en trois règles:
- unité de lieu (l'action s'installe dans un lieu unique et polyvalent)
- unité de temps (les péripéties se ressèrent en 24 heures)
- unité d'action (les intrigues secondaires ou anecdotiques ne sont pas montrées sur scène : l'intérêt dramatique se concentre sur l'action principale)
Il existe une quatrième unité qui est l'unité de ton.

6) A la première représentation de la tragédie de Jean Anouilh à Paris en 1944, les opinions divergent sur le sens symbolique de ce mythe antique actualisé et voulant toucher la sensibilté moderne. En effet, des journalistes proches du régime de Vichy voient dans Antigone une figure de vulgaire terroriste incarnant une résistance d'anarchistes et de voyous. Toutefois pendant la radicalisation de ce régime, d'autres journalistes voient dans le personnage d'Antigone un symbole de révolte contre l'absurdité d'un pouvoir injuste et sans pitié, le refus de la collaboration avec une force d'Occupation qui serait incarnée par Créon.

7) Créon révèle à Antigone qu'après la terrible bataille entre Etéocle et Polynice devant les portes de la ville pour le pouvoir les corps étaient impossibles à identifier : "ils étaient en boullie (...) méconnaissables". Et que pour offrir les "imposantes funérailles" à Etéocle il a ordonné que soit ramassé le corps "le moins abîmé des deux". Egalement, Créon dresse un portrait des deux frères très critiques et les présente comme de vulgaires débauchés avides de pouvoir et d'argent.

8) Née de l'inceste entre Oedipe et Jocaste, Antigone est poursuivie par la malédiction qui pèse sur sa famille. Ses deux frères, Etéocle et Polynice, se disputent le trône à la mort de leur père et s'entretuent. Leur oncle Créon devenu roi de Thèbes interdit qu'on inhume le corps de Polynice. Mais Antigone éprise de justice, brave les ordres de Créon et tente durant la nuit de recouvrir de terre le cadavre de Polynice selon le rite funéraire. Elle est condamnée à être emmurée vivante tandis que Hémon, le propre fils de Créon, se suicide.

9) L'origine de l'histoire d'Antigone se trouve dans la mythologie grecque et découle du mythe d'Oedipe, c'est l'histoire des Labdacides, la dynastie royale de Thèbes. Ce mythe est repris par plusieurs auteurs et le premier est l'auteur grec Sophocle au Vème siècle avant Jésus Christ. Anouilh modernise le mythe en publiant son texte en 1942 qui sera joué ensuite deux ans plus tard.

10) Cette pièce appartient au genre du théâtre et plus précisément est une tragédie.

Que va-t-il se passer le Jeudi 1er Juin ?

Pour les 3ème C :
De 8h15 à 10h15 : projection dans la salle video n° 1 de la tragédie moderne "Elephant" de Gus van Sant !
Attention, je donnerai un petit questionnaire sur le film après la projection !

Pour les 3ème A :
La projection aura lieu vendredi 2 Juin dans la salle video n° 2 de 10h15 à 12h15 !

dimanche, 07 mai 2006

Enonciation et modalisation

L'énonciation

L'énonciation, c'est l'acte de produire un énoncé dans une situation précise de communication.
(qui parle à qui ? où et quand ?)
La situation d'énonciation se définit par la présence de :
- un émetteur
- un récepteur
- un lieu et une époque
On parle d'indices dénonciation :
- pronoms personnels et adjectifs possessifs
- indicateurs spatio-temporels (demain, ici, là-bas, hier...)

Un énoncé présentant ces indices est ancré dans la situation d'énonciation.

Un énoncé ne présentant pas ces indices est coupé de la situation d'énonciation.

La modalisation

La modalisation c'est la révélation du point de vue de l'émetteur (sentiments, opinions, préférences...)
Elle permet de traduire des certitudes, des jugements positifs ou négatifs et se trouve souvent dans des textes argumentatifs.
La modalisation utilise plusieurs procédés :
1 ) le vocabulaire :
- verbes d'opinions (penser, croire, juger...)
- adverbes d'opinions (bien sûr, sans doute...)
- lexique évaluatif : champs lexicaux péjoratifs et/ou mélioratifs : point de vue valorisant ou dépréciatif.
2 ) la grammaire :
- modes verbaux : le conditionnel par exemple, pour exprimer l'éventuel...
- groupes prépositionnels : à mon avis, selon moi, d'après lui...
3 ) la stylistique
- comparaison, métaphore, hyperbole, litote...

La tragédie

La tragédie est un genre dramatique.

- Souvent d'inspiration mythologique et parfois historique, elle met en scène des personnages nobles, des héros (rois, reines, princes...). Ces personnages, symboles de la condition humaine, jouets des dieux et du destin, tentent d'éclairer la question de leur liberté.

- Apparue en Grèce antique (chant du bouc, et symboliquement le chant de la victime expiatoire) elle vise à susciter la terreur et la crainte, la pitié et l'admiration, des interrogations morales, chez le spectateur : c'est la catharsis (purification).

- Le protagoniste principal est poussé par des sentiments supérieurs, un motif psychologique, à commettre une erreur, à perturber un ordre naturel. Cet aveuglement le rend responsable de sa propre souffrance. Il est victime de la fatalité et ses efforts sont vains. Il ne peut pas lutter contre son destin.

- Le dénouement de la tragédie est souvent malheureux (mort, suicide, exécution...) car les héros sont prisonniers d'une situation cruelle et de leurs passions.

- Dans la tragédie classique (Corneille, Racine...), les personnages s'expriment avec noblesse et majesté (car leurs passions et leurs motivations sont grandes et nobles). Le registre est tragique : ton solennel et vocabulaire moral pour exprimer l'impuissance et la révolte, en rapport avec le destin et la fatalité.

- Les formes d'expression sont précises : pour exprimer la détresse, on emploie des interrogations et des exclamations. Pour exprimer la plainte et la colère, on choisit des apostrophes et des invocations. Il s'agit de susciter l'horreur et l'effroi, de provoquer la compassion devant lun destin exemplaire. L'importance réside dans la révélation des états d'âme et des sentiments du personnages.

vendredi, 05 mai 2006

Piste pour le brevet blanc...

J'ai un bon tuyau à vous donner pour le brevet : Révisez bien mes cours ! C'est gratuit !